Support de Fixation au Châssis : Fissure, Jeu et Remplacement

Support de fixation au châssis poids lourd : détection des fissures, causes du desserrage, étapes de remplacement, couples de serrage et limites du soudage OE.

22 min de lecture
Guides techniques

Lorsqu'un tracteur avec sa semi-remorque monte une rampe, le chauffeur perçoit un cliquetis métallique du côté de l'essieu arrière. Une fois le support déposé et examiné sur le pont de l'atelier, on constate que les trous de fixation se sont ovalisés, que la peinture s'est légèrement soulevée le long d'une fine ligne et qu'une trace de rouille brune suinte sous cette ligne. Les supports de fixation au châssis comptent parmi les pièces les plus discrètes mais les plus critiques d'un véhicule industriel et de sa remorque : ils relient au longeron porteur des éléments comme la suspension, le réservoir d'air, la plaque de sellette d'attelage ou la traverse, et transmettent au châssis, par cette liaison, l'intégralité de la charge dynamique du véhicule. Ce guide traite en détail le rôle du support de fixation au châssis, les signes de fissure et de desserrage, les causes de la perte de couple, les limites de la réparation par soudage et les points de contrôle périodique.

Ce document a été préparé par l'équipe technique VADEN pour les systèmes de châssis des véhicules industriels et des remorques. Les valeurs indiquées ici sont des références générales ; pour des données exactes, le manuel d'entretien OE actuel correspondant au code moteur et au code châssis du véhicule fait foi. Dernière mise à jour : août 2026.

Qu'est-ce qu'un support de fixation au châssis ? Rôle et structure

Le support de fixation au châssis est une pièce porteuse, en tôle ou en fonte, fixée par boulons ou par rivets au longeron du châssis d'un véhicule industriel ou d'une remorque, qui transmet à la structure du châssis la charge dynamique portée par des éléments comme la suspension, le réservoir d'air, la plaque de sellette d'attelage ou la traverse. Le support de fixation au châssis répartit les forces générées lors du freinage, du chargement et des virages, évite une surcontrainte localisée du longeron et maintient l'élément fixé dans sa position correcte.

Le rôle du support de fixation au châssis ne se limite pas à maintenir un seul élément ; il constitue l'interface mécanique entre la structure globale du véhicule et les sous-systèmes qui y sont fixés. La charge ne traverse pas le support uniquement sous forme de poids statique, mais aussi sous forme d'accélération au démarrage et au freinage, de force latérale en virage, de chocs de la route et de torsion. Le support est donc un élément structurel soumis à bien plus de cycles de fatigue qu'il n'y paraît, et sa conception est optimisée en fonction de la section du longeron, de son matériau et du centre de gravité de l'élément fixé.

Quels sont les types de supports de fixation au châssis ?

  • Support de ressort (support de suspension) : relie la suspension à lames ou à coussin pneumatique au longeron du châssis ; c'est le groupe de supports qui subit la charge dynamique la plus élevée du véhicule.
  • Support de réservoir d'air : fixe les réservoirs d'air du système de freinage au châssis ; son rôle est de supporter le poids et de maintenir la position du réservoir, non d'amortir les vibrations.
  • Support de sellette d'attelage (fifth wheel) et de plaque king pin : porte la plaque sur laquelle la semi-remorque est attelée au tracteur ; en cas de rupture, la liaison de traction est totalement coupée, c'est le groupe de supports le plus critique.
  • Support de fixation de traverse (cross-member) : ce sont les liaisons d'extrémité des éléments transversaux qui relient les deux longerons entre eux ; ils préservent la résistance en torsion du châssis.
  • Support de boîtier de batterie et de réservoir de carburant : porte des charges relativement légères mais fait partie des groupes les plus affectés par les vibrations.
  • Support de béquilles (landing gear) et de timon d'attelage : relie au longeron porteur les béquilles de stationnement et le dispositif d'attelage de la remorque et de la semi-remorque.

Comment les supports sont-ils fixés au châssis ?

La grande majorité des supports de fixation au châssis sont fixés par boulons et écrous sur un schéma de perçage prévu à l'avance par le constructeur sur le longeron ; certaines applications lourdes utilisent des rivets. La position des trous a été calculée dès la conception pour préserver la résistance de la section du longeron. Percer un nouveau trou dans le longeron par la suite crée à cet endroit une perte de section et une concentration de contrainte ; c'est l'endroit où une fissure démarre le plus souvent. Sur certains véhicules à usage intensif, le support peut aussi être renforcé par soudage, dans des zones limitées approuvées par le constructeur et selon une procédure qu'il définit, mais il s'agit d'une exception et non de la règle.

Percer un nouveau trou dans le longeron sans approbation OE, ou souder le support à un endroit choisi arbitrairement, réduit la résistance de la section et augmente fortement le risque de fissure de fatigue. La position du support et la méthode de fixation doivent toujours être déterminées selon le manuel de modification du châssis du constructeur du véhicule ou de la remorque.

Comment détecter une fissure ou un desserrage sur un support de châssis ?

La défaillance d'un support de fixation au châssis n'apparaît la plupart du temps pas soudainement, mais comme un processus de fatigue qui progresse sur des semaines ou des mois. C'est pourquoi les symptômes semblent d'abord mineurs et faciles à négliger. Voici les principaux signes rencontrés sur le terrain :

  • Trace de rouille ou ligne brune : le métal sous la peinture étant en mouvement, l'humidité s'infiltre et une trace de rouille apparaît le long de la ligne de fissure.
  • Fine ligne de fissure dans la peinture : la couche de peinture se fissure avant que le métal ne se sépare complètement ; c'est le tout premier avertissement, avant l'apparition d'une fissure visible.
  • Brillance ou trace de desserrage sur la tête de boulon : une tête de boulon en micro-mouvement permanent essuie la rouille et la saleté autour d'elle, laissant un anneau brillant.
  • Cliquetis ou cognement métallique en roulant : lorsqu'un jeu apparaît entre le support et le châssis, un bruit net se fait entendre, en particulier sur les dos-d'âne et les revêtements dégradés.
  • Ovalisation des trous de boulon : dans une fixation desserrée, un micro-glissement permanent se produit entre le support et le châssis ; le trou passe progressivement d'une forme ronde à une forme ovale.
  • Désalignement visuel : le fait que le support paraisse légèrement décalé ou incliné par rapport au châssis indique que la fixation n'est plus dans sa position de conception.
Signes de fissure et de desserrage sur le support de châssis, causes possibles et méthode de contrôle
SymptômeCause possibleContrôle / vérification
Trace de rouille ou ligne brune autour du supportFissure de fatigue activeNettoyer la peinture et suivre la ligne à la loupe ou au liquide pénétrant
Brillance sur la tête de boulon, trace de desserragePerte de précontrainte, micro-mouvementAppliquer un couple de contrôle à la clé dynamométrique, resserrer en cas de rotation
Trou de boulon ovalisé, agrandiDesserrage prolongé ou serrage excessif antérieurMesurer le diamètre du trou, évaluer le support et le boulon ensemble
Cliquetis, cognement métallique en roulantJeu apparu entre le support et le châssisLever le véhicule, vérifier le jeu en secouant le support à la main
Ligne de fissure dans la peinture, métal pas encore séparéFissure de fatigue à un stade précoceNettoyer la surface, localiser l'extrémité de la fissure par test au ressuage (dye-penetrant)
Support visiblement incliné ou décaléChoc (nid-de-poule, trottoir) ou surcharge chroniqueMesurer l'alignement, contrôler également les supports voisins

Pourquoi une trace de rouille est-elle considérée comme le signe d'une fissure active ?

Sur une surface métallique fixe et immobile, même si l'humidité s'accumule, la rouille reste généralement localisée en un seul point sans se propager. Mais si les deux faces d'une fissure s'ouvrent et se referment continuellement pendant la conduite, ce mouvement pompe l'humidité et l'air à l'intérieur de la fissure ; l'oxydation s'accélère et la rouille suinte le long de la ligne de fissure. C'est pourquoi, lors de l'examen d'un support, un point dont la peinture paraît intacte mais sous laquelle suinte une fine ligne de rouille doit être pris plus au sérieux qu'une surface immobile dont la peinture est entièrement écaillée.

Quelles sont les causes de la perte de couple sur les boulons de support ?

La fixation boulonnée du support de fixation au châssis est un assemblage par friction qui s'autobloque lorsqu'il est correctement serré ; le problème provient généralement non pas de la rupture du boulon, mais de la perte de la précontrainte initiale de l'assemblage (la force de serrage). Les principales causes sont les suivantes :

  • Perte de la précontrainte (force de serrage) : sous vibration continue et charge dynamique, la force de serrage de l'assemblage diminue avec le temps.
  • Classe de boulon inadaptée : emploi d'une classe standard au lieu de la classe haute résistance requise pour un assemblage structurel.
  • Corrosion : la couche de rouille formée sur les surfaces de contact s'écrase progressivement et réduit la force de serrage.
  • Réutilisation d'un boulon à allongement contrôlé : un boulon serré jusqu'à sa limite d'élasticité ne restitue plus la précontrainte prévue une fois démonté.
  • Surface de contact mal plaquée : un jeu subsistant entre le support et le châssis amorce un micro-mouvement (fretting) et desserre l'assemblage.
  • Montage sans clé dynamométrique : le serrage au jugé conduit aussi bien à un serrage insuffisant qu'excessif, et les deux se soldent par une perte de précontrainte.

La plupart de ces causes s'alimentent mutuellement : un boulon qui se desserre amorce un micro-mouvement, le micro-mouvement use le trou, le trou usé entraîne un desserrage supplémentaire, et ce cycle finit par une fissure de fatigue dans le support ou dans le longeron. La perte de couple doit donc être traitée comme un problème de l'assemblage entier et non d'un seul boulon ; dès qu'un boulon desserré est trouvé, les autres boulons du même support et les supports voisins doivent également être contrôlés.

La perte de couple sur le boulon d'un support n'est pas seulement un problème de bruit. Un desserrage complet sur un support de sellette d'attelage, de suspension ou de traverse peut entraîner la séparation de l'élément fixé et un accident grave. Tout support suspecté de perte de couple doit impérativement être contrôlé avant le trajet suivant.

Comment remplacer un support de fixation au châssis ? Étape par étape

  1. Placez le véhicule sur un sol plat et stable, serrez le frein de stationnement et posez les cales de roue.
  2. Purgez la pression du circuit d'air : moteur arrêté, ouvrez les valves de purge de tous les réservoirs d'air pour ramener la pression du système à zéro et vérifiez-la au manomètre. Si le support à déposer porte un réservoir d'air, une suspension à coussin pneumatique ou une partie du circuit de freinage, ne touchez aucun boulon avant que les coussins soient complètement dégonflés et que le châssis soit soutenu mécaniquement.
  3. Si l'intervention se fait sous le véhicule, levez-le aux points de levage indiqués dans le manuel OE et posez-le sur des chandelles de capacité adaptée ; ne vous fiez jamais au seul cric.
  4. Utilisez un équipement de levage et de soutien adapté à l'élément porté par le support (ressort, réservoir d'air, sellette d'attelage, etc.) ; faites reposer le poids sur un support indépendant, et non sur le support lui-même.
  5. Nettoyez la zone du support, examinez visuellement la fissure existante et l'état des trous de boulon, et photographiez-les.
  6. Desserrez les boulons en croix et par étapes ; notez l'état de corrosion et de contrainte des boulons et écrous déposés.
  7. Séparez le support du châssis ; utilisez un dégrippant si nécessaire, sans forcer excessivement.
  8. Examinez la surface de contact du longeron, les trous et leur pourtour, à la recherche de fissures, de corrosion et d'ovalisation ; en cas de problème, l'état du châssis doit d'abord être évalué.
  9. Positionnez le nouveau support selon les cotes OE et l'alignement des trous ; ne laissez aucun jeu entre le support et la surface du châssis, un jeu amorce un micro-mouvement (fretting).
  10. Montez des boulons et écrous neufs de la classe appropriée ; serrez les boulons en croix et par étapes, les valeurs de couple devant être issues du manuel d'entretien OE actuel du véhicule.
  11. Reconnectez l'élément porté par le support (ressort, réservoir, plaque de sellette d'attelage) et vérifiez son alignement.
  12. Redescendez le véhicule, simulez si possible une charge ; recontrôlez les couples de serrage après un court trajet, car un léger desserrage dû au tassement est normal sur une fixation neuve.
  13. Consignez la date de remplacement et les résultats du contrôle, et ajoutez le support au plan de contrôle périodique.

Points de vigilance : erreurs fréquentes

  • Percer un nouveau trou dans le châssis sans approbation : réduit la résistance de la section et crée généralement à cet endroit l'amorce d'une nouvelle fissure.
  • Réutiliser le boulon : un boulon serré jusqu'à sa limite d'élasticité (de type à allongement contrôlé) ne peut plus fournir toute sa force de serrage une fois démonté ; un boulon neuf doit être utilisé dans les assemblages structurels.
  • Serrer au couple approximatif : serrer au pistolet pneumatique « jusqu'à sentir que c'est serré » peut entraîner un serrage insuffisant ou excessif ; une clé dynamométrique et la valeur OE sont indispensables.
  • Laisser un jeu entre le support et le châssis : un support mal plaqué continue de micro-bouger malgré un boulon serré, et finit par se desserrer.
  • Monter sans nettoyer une surface corrodée : la couche de rouille réduit la force de serrage et s'écrase progressivement, provoquant une perte de couple.
  • Souder dès qu'une fissure est visible : le soudage n'est pas toujours une solution durable ; réalisé sans tenir compte des limites décrites dans la section suivante, il peut aggraver le risque.
  • Choisir la pièce sur la base d'une marque : le bon support se sélectionne non pas par un nom de marque, mais par le code châssis du véhicule et la référence OE inscrite sur la pièce existante.

Quelles sont les limites de la réparation par soudage ? Quand le remplacement est-il nécessaire ?

Fermer par soudage une fissure du support de fixation au châssis ou du longeron est la méthode de réparation la plus fréquente sur le terrain, mais aussi la plus mal comprise. Les longerons du châssis sont généralement fabriqués en acier haute résistance formé à froid ou traité thermiquement ; ce matériau est directement affecté par la chaleur générée pendant le soudage (zone affectée thermiquement, ZAT). La structure du matériau change autour de la zone soudée, la résistance locale peut diminuer et des contraintes résiduelles apparaissent au refroidissement. Résultat : même si la soudure referme visiblement la fissure, elle peut transformer cette zone en un nouveau point d'amorçage de fatigue.

Dans quelles zones la réparation par soudage est-elle interdite ?

Les semelles supérieure et inférieure du longeron (surfaces horizontales) sont les zones où se produisent les contraintes de traction et de compression les plus élevées en flexion ; la plupart des constructeurs de véhicules et de remorques interdisent strictement le soudage sur ces semelles. La zone autorisée, si elle existe, se limite à l'âme (web) du longeron, et même là, une procédure approuvée par le constructeur, un soudeur certifié, un préchauffage/post-chauffage correct et un choix d'électrode adapté sont requis. La famille de normes générale pour la qualification des soudeurs est l'EN ISO 9606, et l'EN ISO 15614 pour l'homologation du mode opératoire de soudage ; mais la zone d'intervention autorisée et la procédure à suivre sont définies dans le manuel de modification du châssis propre au véhicule ou à la remorque, qui fait foi.

Quand un support se répare-t-il par soudage, et quand doit-il être remplacé ?

Le support lui-même est conçu, sur la plupart des véhicules, comme une pièce boulonnée et remplaçable ; en cas de fissure sur le support, la bonne approche consiste généralement non pas à réparer par soudage, mais à remplacer le support complet. La réparation par soudage n'est envisagée que si la fissure s'est produite sur le longeron lui-même et que le constructeur approuve ce type de réparation selon une procédure définie (par exemple, perçage d'un trou d'arrêt à l'extrémité de la fissure, renforcement par une tôle de renfort approuvée). Sur les supports directement liés à une fonction de direction, de freinage ou de traction, comme le support de sellette d'attelage, le support de suspension ou le support de timon, le remplacement de la pièce doit être préféré à la réparation par soudage ; la défaillance de ces supports affecte directement à la fois le contrôle du véhicule par le conducteur (déplacement de l'essieu, perte d'alignement et déséquilibre de freinage) et la liaison du véhicule avec un autre véhicule ou avec la remorque.

Un soudage du châssis ou du support réalisé sans procédure adaptée, sans traitement thermique et sans qualification du soudeur masque le problème à court terme mais affaiblit le matériau. Un point de châssis mal soudé peut entraîner par la suite une rupture inattendue et plus importante. En cas de doute, la décision doit être prise selon le manuel de réparation/modification du châssis du constructeur du véhicule ou de la remorque.

Quelles sont les valeurs techniques et les points de contrôle du support de fixation au châssis ?

Le tableau ci-dessous résume les principaux points contrôlés sur le terrain lors de l'inspection du support de fixation au châssis, avec leurs plages de référence générales. Les valeurs varient selon le constructeur du véhicule ou de la remorque, le type de support et l'élément porté ; la valeur exacte doit toujours être issue du manuel d'entretien OE actuel du véhicule.

Points de contrôle du support de fixation au châssis (référence générale)
Point de contrôleRéférence généraleSignification d'un écart
Couple de serrage du boulon structurelSelon la classe du boulon haute résistance (la valeur OE fait foi)Trop faible : desserrage ; trop élevé : risque de surcontrainte du boulon
Classe du boulonGénéralement classe structurelle haute résistance (approuvée OE)Boulon de classe inférieure : risque de fatigue précoce et de rupture
Intervalle de contrôle périodique du couplePeu après le montage initial, puis à chaque entretien périodique (intervalle OE)Si omis, le desserrage dû au tassement passe inaperçu
Ovalisation du trou de boulonTolérance serrée, proche du diamètre de trou d'origine (la valeur OE fait foi)Ovalisation marquée : évaluer le support et le boulon ensemble
Zone où la réparation par soudage est applicableUniquement la zone de l'âme approuvée par le constructeur, semelles excluesSoudage sur une semelle : perte de résistance et risque de nouvelle fissure
Méthode d'inspection des fissuresVisuelle + test au ressuage ou aux particules magnétiques si nécessaireUn contrôle uniquement visuel peut manquer les petites fissures
Surface de contact support-châssisContact total, sans jeu, exempte de corrosionJeu ou rouille : micro-mouvement et perte de couple
N'effectuez pas le contrôle d'un support isolément, mais avec les supports voisins. Si un support commence à se desserrer, les supports voisins qui partagent la même charge ont généralement aussi reçu une charge supérieure à la normale et peuvent être entrés en fatigue prématurée.

Entretien et durée de vie du support de fixation au châssis

Le facteur déterminant pour la durée de vie du support de fixation au châssis est le maintien de la force de serrage de l'assemblage et la protection des surfaces de contact contre la corrosion. Lors de l'entretien périodique, la zone autour du support doit être examinée visuellement, la peinture et le revêtement de protection doivent être inspectés à la recherche de fissures ou de traces de rouille, et un contrôle de couple doit être effectué aux points suspects. Sur les véhicules circulant en particulier sur route salée, en période de salage hivernal ou en climat humide, l'application d'un produit anticorrosion adapté sur les surfaces de contact support-châssis ralentit nettement l'usure liée au micro-mouvement.

Le profil de charge influence également directement la durée de vie du support. Sur les véhicules constamment surchargés ou circulant sur des routes irrégulières, les supports peuvent présenter des signes de fatigue avant leur durée de vie théorique ; il est recommandé, sur ces véhicules, de contrôler plus fréquemment que l'intervalle standard préconisé par le constructeur. De plus, après tout choc, contact avec un trottoir ou surcharge, un contrôle supplémentaire de la zone du support, sans attendre l'entretien planifié, permet d'éviter qu'un dommage mineur ne se transforme en un problème structurel majeur.

Pour les exploitants de flottes, il est recommandé d'ajouter au plan d'entretien périodique une étape distincte de contrôle visuel et de vérification du couple, en particulier pour les supports de sellette d'attelage, de suspension et de traverse. Contrairement à d'autres composants du véhicule, une défaillance sur ces supports peut progresser sans avertissement précoce pour le conducteur ; un contrôle régulier est le seul moyen fiable de détecter la défaillance à l'atelier plutôt que sur la route.

La gamme de supports de fixation au châssis VADEN ORIGINAL

La gamme châssis VADEN ORIGINAL repose sur les supports qui se fixent au longeron : 15 supports de fixation, accompagnés du collier et de la cale utilisés pour leur montage. Un groupe distinct de supports de suspension réunit le support lui-même ainsi que sa bague, sa bague de serrage et ses rondelles de butée. La gamme sellette d'attelage rassemble les kits de réparation de verrouillage, de caoutchouc, de bague d'usure et de roulement, les kits complets et des articles classés par type de sellette Jost. Pour trouver le bon support, utiliser le code châssis et la référence OE indiquée sur la pièce existante, plutôt que la marque et le modèle du véhicule, élimine le risque de montage incorrect et d'inadéquation de la capacité de charge.

Le support de fixation au châssis est l'unique point de liaison entre la structure porteuse du véhicule et les sous-systèmes qui y sont fixés ; le bon fonctionnement de la suspension, du circuit de freinage pneumatique, de la sellette d'attelage et des traverses dépend de la solidité de cette liaison. La bibliothèque de guides techniques VADEN propose des guides distincts sur les pannes, le remplacement et l'entretien du compresseur d'air, de l'unité de traitement d'air, du capteur ABS, du cylindre de frein, de la sellette d'attelage, de la valve ECAS et de la valve de nivellement.

Télécharger ce guide en PDF

Catégories associées: Support de fixation · Support de fixation · Châssis

Étiquettes

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un support de fixation au châssis et à quoi sert-il ?
Le support de fixation au châssis est la pièce porteuse qui relie au longeron du châssis des éléments comme la suspension, le réservoir d'air, la plaque de sellette d'attelage ou la traverse. En transmettant à la structure du châssis les forces dynamiques générées lors du freinage, du chargement et des virages, il maintient l'élément fixé dans une position stable et correcte.
Le véhicule peut-il continuer à circuler avec une fissure sur un support de châssis ?
Cela dépend de la position et de la taille de la fissure ; mais la règle générale est que toute fissure détectée sur un support ou sur le longeron doit être évaluée avant de reprendre la route. Une fissure sur un support de sellette d'attelage, de suspension ou de timon est particulièrement risquée, car sa progression peut entraîner la séparation de l'élément, et elle doit être examinée sans délai.
Pourquoi un boulon de support se desserre-t-il ?
Les causes les plus fréquentes sont la perte de précontrainte sous vibration continue, un montage à un couple incorrect, un jeu entre le support et le châssis qui empêche un plaquage complet, une force de serrage réduite par la corrosion, et la réutilisation d'un boulon déjà serré jusqu'à sa limite d'élasticité. La plupart de ces causes se déclenchent mutuellement et finissent par provoquer l'ovalisation du trou.
Est-il sûr d'ajouter un support par soudage ou de percer un trou dans le châssis ?
Ce n'est pas sûr sans l'approbation du constructeur. Le longeron du châssis est conçu selon une résistance de section précise ; un perçage ou un soudage non approuvé crée à cet endroit une concentration de contrainte et peut amorcer une nouvelle fissure de fatigue. Toute modification doit être réalisée selon le manuel de modification du châssis du véhicule ou de la remorque.
Un support fissuré peut-il être réparé par soudage ?
Le support étant généralement une pièce remplaçable, le remplacement est préféré en cas de fissure. La réparation par soudage ne peut être appliquée que dans les cas approuvés par le constructeur, avec une procédure adaptée, un soudeur certifié et une gestion thermique correcte ; le soudage sur les semelles supérieure et inférieure du longeron est généralement interdit.
À quelle fréquence les boulons de support doivent-ils être contrôlés ?
Après un montage neuf ou un remplacement, le couple doit être recontrôlé après un court trajet, car un desserrage dû au tassement est normal lors de la première utilisation. Ensuite, un contrôle plus fréquent est recommandé à l'intervalle d'entretien périodique, en particulier sur les véhicules circulant en charge lourde ou sur mauvaise route ; l'intervalle exact est indiqué dans le plan d'entretien OE du véhicule.
Que faire si je remarque une trace de rouille entre le support et le châssis ?
La trace de rouille peut être le signe d'une fissure active sous la peinture. La zone doit être nettoyée puis examinée à la loupe ou, si nécessaire, par test au liquide pénétrant ; si la fissure est confirmée, le support et, le cas échéant, le longeron doivent être évalués selon la procédure définie par le constructeur. Repeindre simplement la trace de rouille ne résout pas le problème.
Quel boulon utiliser lors du remplacement d'un support ?
Les boulons utilisés dans la fixation structurelle du support sont généralement de classe haute résistance et doivent correspondre exactement à la spécification OE. Les anciens boulons déposés, en particulier s'ils sont du type serré jusqu'à la limite d'élasticité, ne doivent pas être réutilisés ; il faut monter des boulons neufs de la même classe.
Le support de sellette d'attelage est-il traité différemment des autres supports ?
Oui. Le support de sellette d'attelage et de plaque king pin portant la liaison entre le tracteur et la semi-remorque, sa défaillance présente un risque direct de rupture de la liaison de traction. C'est pourquoi le remplacement de la pièce est préféré à la réparation par soudage sur ce groupe de supports, et la fréquence de contrôle doit y être plus élevée que pour les autres supports.
À quoi faire attention lors du choix d'un support ?
Le seul repère fiable pour le choix est la référence OE inscrite sur la pièce existante. S'y ajoutent le code châssis du véhicule, l'élément porté par le support (ressort, réservoir, sellette d'attelage), le schéma de perçage et l'épaisseur du matériau. Un support avec un espacement de trous ou une épaisseur de matériau différents compromet la capacité de charge, même s'il semble correspondre visuellement.

Articles Connexes

Top Scroller