Guide ADR : véhicule et chauffeur pour matières dangereuses

Découvrez ce que l'ADR impose aux poids lourds : classes de danger, équipement obligatoire, certificat chauffeur, plaque orange et documents de contrôle.

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Guides techniques

Un camion-citerne est arrêté en pleine nuit à un poste de contrôle sur une route interurbaine. L'équipe de contrôle examine d'abord la plaque orange fixée à l'avant du véhicule, puis demande au chauffeur le document de transport ainsi que le petit certificat rangé dans son portefeuille. Dans la cabine, on vérifie dans l'ordre la présence de l'extincteur, l'accessibilité de la cale de roue et la disponibilité des consignes écrites d'urgence. Il suffit d'un seul élément manquant pour immobiliser le véhicule pendant des heures et déclencher une procédure administrative. Dans le transport de matières dangereuses, la marge d'erreur est faible, car ce qui est en jeu n'est pas seulement un document manquant, mais la sécurité des personnes et de l'environnement sur la route. Ce guide traite le volet véhicule et chauffeur du transport de matières dangereuses par véhicules commerciaux lourds — son champ d'application, les classes de danger, l'équipement obligatoire, le certificat du chauffeur, l'étiquetage et les documents exigés lors des contrôles — dans l'ordre rencontré sur le terrain.

Ce document a été préparé par l'équipe technique VADEN comme référence générale pour les opérations de véhicules commerciaux lourds. Les informations présentées ici constituent un cadre général ; pour les obligations exactes et actuelles, le texte ADR en vigueur et la réglementation nationale font foi. Dernière mise à jour : août 2026.

Qu'est-ce que l'ADR ? Champ d'application et objectif

ADR est l'abréviation de l'Accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route, et il définit les exigences d'emballage, d'étiquetage, d'équipement du véhicule, de formation du chauffeur et de documentation de transport pour les matières classées dans des catégories de danger telles que les explosifs, les gaz, les liquides inflammables, les comburants, les substances toxiques, radioactives, corrosives et similaires. Les règles ADR constituent le cadre commun des réglementations internationales et nationales qui imposent un transport conforme à ces exigences.

L'accord ADR couvre le maillon routier de la chaîne qui va du fabricant de la matière dangereuse jusqu'à l'utilisateur final. La responsabilité de l'emballage et de l'étiquetage incombe généralement à l'expéditeur ; en revanche, la majorité des obligations telles que l'équipement du véhicule, le contrôle du chargement, l'apposition de la plaque et le certificat du chauffeur pèsent sur le transporteur et le chauffeur. Pour un exploitant de véhicules commerciaux lourds, l'ADR n'est pas une formalité ponctuelle, mais un contrôle de conformité répété à chaque expédition.

Dans chaque pays partie à l'accord, l'application de l'ADR au transport routier est mise en œuvre via la réglementation nationale régissant le transport routier des matières dangereuses ; cette réglementation transpose les annexes techniques de l'ADR dans le droit interne et confère le pouvoir de contrôle aux autorités compétentes. Des questions telles que l'équipement requis selon la classe transportée ou la formation spécialisée que doit suivre le chauffeur dépendent du numéro ONU et de la classe de la matière transportée ; il n'existe donc pas de définition générale d'un « véhicule conforme ADR », la conformité s'évaluant toujours en fonction du chargement transporté.

Qui est concerné par l'obligation ADR ?

Les exigences ADR s'appliquent à tout véhicule, chauffeur et transporteur transportant par route, au-delà d'une certaine quantité, un chargement relevant d'une classe de matière dangereuse. Le champ d'application ne se limite pas aux citernes ou véhicules-citernes : un camion à caisse fixe transportant des matières dangereuses en palettes ou en fûts peut également entrer dans le champ de l'ADR, selon la classe et la quantité de la matière transportée. Ce qui est déterminant n'est pas le type de véhicule, mais la classe de danger, le groupe d'emballage et la quantité de la matière transportée.

Existe-t-il des exemptions ?

L'ADR ne traite pas chaque expédition de matière dangereuse avec la même rigueur. Les unités d'emballage de petite taille désignées comme quantités limitées (LQ — limited quantities) et quantités exceptées (EQ — excepted quantities) peuvent, sous certaines conditions, être exemptées de l'exigence d'équipement ADR complet et de certificat du chauffeur ; ces colis se reconnaissent par des marquages spécifiques. En outre, lorsque la quantité totale transportée reste sous un seuil pondéré par classe, des exemptions progressives peuvent s'appliquer à l'équipement du véhicule et au certificat du chauffeur. La question de savoir si ces exemptions s'appliquent à une expédition donnée ne doit être vérifiée qu'à partir du texte ADR en vigueur et de la fiche de données de sécurité de la matière ; partir du principe qu'une exemption s'applique crée un problème sérieux lors d'un contrôle.

Prendre la route sans préparation en supposant qu'une expédition relevant de l'ADR est hors champ, ou que « la petite quantité est de toute façon exemptée », peut entraîner à la fois des sanctions administratives et des conséquences difficiles à réparer en cas d'accident. L'évaluation de l'exemption doit toujours se faire à partir du numéro ONU, du groupe d'emballage et de la quantité transportée de la matière, en se référant à la réglementation en vigueur.

Quelles sont les classes de matières dangereuses ?

L'ADR répartit les matières dangereuses en neuf classes principales selon leur comportement physique et chimique. Le numéro de classe indique le type de risque principal porté par la matière, et le choix de l'emballage, de l'étiquette et de l'équipement du véhicule se fait sur la base de cette classification. Au sein d'une même classe, on trouve des sous-groupes (par exemple les trois branches de la classe 4, les deux branches de la classe 5) ; le sous-groupe exact auquel appartient une matière est indiqué sur la fiche de données de sécurité et sur le document de transport.

Classes de danger ADR (cadre général)
ClasseDéfinitionExemple courant
1Matières et objets explosifsFeu d'artifice, charge explosive, détonateur
2Gaz (comprimés, liquéfiés ou dissous)GPL, bouteille d'oxygène, gaz réfrigérant
3Liquides inflammablesEssence, diluant à peinture, certains solvants
4.1 / 4.2 / 4.3Matières solides inflammables / sujettes à l'inflammation spontanée / dégageant des gaz inflammables au contact de l'eauSoufre, certaines poudres métalliques, carbure de calcium
5.1 / 5.2Matières comburantes / peroxydes organiquesNitrate d'ammonium, certains agents de blanchiment
6.1 / 6.2Matières toxiques / matières infectieusesCertains pesticides, échantillons cliniques/biologiques
7Matières radioactivesSources radioactives industrielles ou médicales
8Matières corrosivesAcide de batterie, certains nettoyants industriels
9Matières et objets dangereux diversPiles au lithium, glace carbonique, matières dangereuses pour l'environnement

Parmi les chargements les plus fréquemment rencontrés sur le terrain figurent les carburants et leurs dérivés (classe 3), le GPL et les gaz industriels (classe 2), le transport de batteries et de produits chimiques industriels (classe 8) ainsi que les expéditions de piles au lithium (classe 9). L'élargissement du champ de la classe 9 ces dernières années, en particulier pour le transport de batteries de véhicules électriques et d'unités de stockage d'énergie, rend la connaissance de l'ADR de plus en plus critique pour le secteur de la logistique.

Quel équipement doit se trouver dans un véhicule ADR ?

Chaque véhicule relevant de l'ADR doit disposer d'un ensemble d'équipements généraux, dont la majeure partie s'applique indépendamment de la classe de la matière transportée. Cet équipement est nécessaire pour permettre au chauffeur d'effectuer une première intervention et de se protéger en cas d'accident ou de fuite ; ce sont les éléments les plus fréquemment contrôlés lors des inspections.

  • Cale de roue : adaptée à la masse maximale du véhicule et au diamètre des roues, au moins une par véhicule.
  • Deux signaux d'avertissement autoportants : triangle réfléchissant ou équivalent, à placer à l'avant et à l'arrière du véhicule en cas de panne ou d'accident.
  • Gilet de haute visibilité : un par membre d'équipage présent dans le véhicule.
  • Lampe de poche : de type antidéflagrant, ne présentant pas de risque d'étincelle ; une par membre d'équipage présent dans le véhicule.
  • Gants de protection et protection oculaire : pour chaque membre d'équipage présent dans le véhicule, à utiliser lors du chargement/déchargement ou d'une intervention en cas de fuite.
  • Extincteur : de capacité minimale croissant par paliers selon la masse maximale du véhicule, dont au moins un accessible pour un incendie de cabine/moteur.
  • Liquide de rinçage oculaire : en règle générale, il fait partie de l'équipement général des transports relevant de l'ADR ; une dispense n'est envisageable que pour les chargements portant certaines étiquettes de danger de classe 1 (matières explosibles) et de classe 2 (gaz) — son caractère obligatoire pour une expédition donnée doit être vérifié dans le texte ADR en vigueur et auprès de l'autorité compétente.

Quel équipement supplémentaire spécifique à la classe ?

Au-delà de l'équipement général, un équipement supplémentaire peut devenir obligatoire selon la classe de la matière transportée : masque d'évacuation d'urgence, pelle, couverture de bouche d'égout (obturateur de drainage), récipient de collecte de fuite ou vêtement de protection supplémentaire en font partie. La liste complète de cet équipement supplémentaire est précisée dans les consignes écrites (fiche de consignes d'urgence) accompagnant le document de transport et doit être vérifiée par le responsable de l'expédition avant le chargement. La présence de l'équipement général dans le véhicule ne dispense pas de l'exigence d'équipement supplémentaire propre à la classe.

Il ne suffit pas de vérifier la présence de l'extincteur ; il faut également confirmer que l'indicateur de pression se trouve dans la zone verte et que la date du dernier remplissage/de la dernière inspection n'est pas dépassée. Un extincteur périmé ou dont la pression a chuté est traité, lors d'un contrôle, de la même manière qu'une absence d'extincteur.

Comment obtenir le certificat de formation ADR du chauffeur ?

Un chauffeur transportant des matières dangereuses dans le cadre de l'ADR doit être titulaire d'un certificat de formation obtenu après avoir suivi un programme de formation de base et réussi l'examen correspondant. Ce certificat est un document officiel valable pour une durée déterminée, délivré pour que le chauffeur connaisse les classes de danger, sache réagir correctement en cas d'urgence et connaisse les points de vigilance lors du chargement/déchargement. Le module de base de la formation couvre les connaissances communes à toutes les classes ; les chauffeurs amenés à conduire des véhicules-citernes ou à transporter des charges présentant un risque particulier, comme les classes explosifs ou radioactifs, doivent en outre suivre une formation spécialisée.

Quelles classes le certificat ADR couvre-t-il ?

Le certificat de formation ADR d'un chauffeur est établi de manière à couvrir certaines classes ou certains modes de transport (colis, vrac/citerne, classe explosifs, classe radioactifs) selon le module de formation suivi. Les modules effectivement traités sont précisés sur le certificat ; un chauffeur n'ayant suivi que la formation « colis » et conduisant un véhicule-citerne sort du champ d'application de son certificat. La durée de validité du certificat peut être prolongée par une formation et un examen de recyclage avant son expiration ; un transport effectué avec un certificat expiré est traité de la même manière qu'un transport sans certificat.

Comment réaliser la plaque orange et l'étiquetage ?

La plaque orange est le signe fondamental qui permet d'identifier de loin un véhicule relevant de l'ADR, et elle est utilisée sous deux formes différentes. La plaque orange sans numéro est apposée à l'avant et à l'arrière des véhicules transportant un chargement mixte en colis et indique seulement que le véhicule relève de l'ADR, sans préciser le type de matière transportée. La plaque orange numérotée, elle, est utilisée lorsqu'une seule matière est transportée en vrac ou en citerne/tank ; la moitié supérieure de la plaque porte le numéro d'identification du danger (code Kemler) et la moitié inférieure le numéro ONU, et cette combinaison permet aux équipes d'intervention d'urgence d'identifier la matière en quelques secondes.

L'étiquetage est une couche distincte de la plaque. Les étiquettes de danger en losange (diamant), de couleur spécifique à chaque classe, se trouvent à la fois sur l'emballage et sur les faces latérales et arrière des véhicules transportant des citernes/conteneurs ; pour les matières présentant plusieurs propriétés dangereuses, une étiquette primaire et une étiquette secondaire sont utilisées ensemble. La couleur et le pictogramme de l'étiquette indiquent la classe, le numéro de classe inscrit dessus indique la sous-catégorie ; une étiquette erronée ou manquante peut amener l'équipe d'intervention d'urgence à appliquer une procédure inadaptée.

Prendre la route avec la plaque orange ou l'étiquette d'une expédition précédente équivaut à la fois à donner un signal de danger inutile et à présenter incorrectement le chargement réel. Avant chaque chargement, il faut vérifier que la plaque et les étiquettes correspondent exactement au chargement actuellement transporté, et après déchargement, qu'elles sont retirées si elles ne sont plus nécessaires.

Quels documents sont exigés lors du transport et des contrôles ?

Le document de transport est le point de départ du contrôle ADR et contient des informations telles que le nom de la matière, le numéro ONU, la classe, le groupe d'emballage et la quantité transportée. Lorsque ce document n'est pas complet et lisible, l'équipe de contrôle ne considère pas le véhicule comme transportant un chargement hors champ, mais au contraire comme transportant un chargement incertain et risqué. Les documents suivants sont les éléments les plus fréquemment demandés sur le terrain lors du transport de matières dangereuses par véhicule commercial lourd.

  • Document de transport : nom de la matière, numéro ONU, classe, groupe d'emballage, quantité, informations sur l'expéditeur et le destinataire.
  • Consignes écrites (fiche de consignes d'urgence) : informations de première intervention spécifiques à la classe, devant se trouver dans la cabine, à portée de main du chauffeur.
  • Certificat de formation ADR du chauffeur : original valide, correspondant à la classe et au mode de transport transportés.
  • Certificat d'agrément/de conformité du véhicule : pour les véhicules-citernes et certaines classes, document attestant la conformité technique du véhicule aux exigences ADR.
  • Autorisation de transport et pièces d'identité : documents attestant l'identité du chauffeur et du propriétaire/exploitant du véhicule ainsi que l'autorisation de transport.
  • Désignation d'un conseiller à la sécurité (pour les entreprises concernées) : désignation obligatoire d'un conseiller à la sécurité pour les entreprises transportant ou manipulant des matières dangereuses au-delà d'un certain volume.

Comment préparer un chargement et une expédition conformes à l'ADR ? Étape par étape

  1. Vérifiez le numéro ONU, la classe et le groupe d'emballage de la matière à transporter à partir de la fiche de données de sécurité.
  2. Vérifiez que l'emballage ou le conteneur est agréé et porte les marquages d'essai requis pour la classe concernée.
  3. Si des matières de classes différentes sont chargées dans le même véhicule, vérifiez les restrictions de chargement mixte matière par matière.
  4. Assurez-vous que le véhicule dispose de l'équipement général et de l'équipement spécifique à la classe requis pour la classe transportée (extincteur, cale, équipement de protection individuelle, matériel complémentaire).
  5. Placez et arrimez le chargement dans le véhicule ; prenez les mesures de sécurité nécessaires contre les risques de fuite, de renversement et de glissement.
  6. Retirez la plaque orange ou l'étiquette d'une expédition précédente le cas échéant, et apposez la plaque correcte (numérotée ou non) correspondant au chargement actuel.
  7. Placez les étiquettes de danger (diamant) sur l'emballage et/ou les surfaces du véhicule, à l'emplacement approprié à la classe.
  8. Préparez le document de transport de manière complète, avec le nom de la matière, le numéro ONU, la classe, le groupe d'emballage, la quantité et les informations des parties.
  9. Placez les consignes écrites (fiche de consignes d'urgence) dans la cabine, à un endroit facilement accessible pour le chauffeur.
  10. Vérifiez la date de validité du certificat de formation ADR du chauffeur et sa correspondance avec la classe transportée.
  11. Effectuez un contrôle extérieur du véhicule avant le départ — confirmez que la cale, l'extincteur, les signaux d'avertissement, la plaque et les étiquettes sont en place, et conservez-en la trace.

Points de vigilance : erreurs fréquentes

  • Prendre la route avec la plaque/étiquette d'une expédition précédente : un signe incompatible avec le chargement actuel donne à la fois une information erronée et suscite des questions lors du contrôle.
  • Négliger les restrictions de chargement mixte : certaines classes ne peuvent pas être transportées ensemble dans le même véhicule ; cette vérification doit être faite avant le chargement.
  • Effectuer une expédition avec un certificat de chauffeur expiré : lorsque le certificat expire, le transport est traité de la même manière qu'un transport sans certificat.
  • Garder les consignes écrites hors de la cabine (dans le compartiment arrière) : des consignes qui ne sont pas à portée de main du chauffeur en cas d'urgence perdent leur utilité.
  • Se contenter de vérifier que l'extincteur est « présent » : un contrôle effectué sans vérifier l'indicateur de pression ni la date d'inspection/de remplissage est incomplet.
  • Considérer une citerne vide mais non nettoyée comme « sans charge » : une citerne contenant des résidus continue généralement à être considérée comme transportant une matière dangereuse, même vidée.
  • Confondre l'équipement supplémentaire spécifique à la classe avec l'équipement général : le fait que l'équipement général soit complet ne supprime pas l'exigence d'équipement supplémentaire propre à la classe.

Valeurs techniques et points de contrôle

Le tableau suivant résume les principaux points fréquemment vérifiés sur le terrain lors d'un contrôle ADR, ainsi que des ordres de grandeur donnés à titre de référence générale. Les mesures, capacités et durées exactes peuvent varier selon le texte ADR en vigueur et la réglementation nationale ; en pratique, le texte actuel fait foi.

Points de contrôle véhicule et documents ADR (référence générale)
Point de contrôleRéférence généraleCe qu'indique un écart
Validité du certificat de formation du chauffeurValable pour une plage d'années déterminée, prolongeable par une formation de recyclageSi le certificat est expiré, le transport est considéré comme effectué sans certificat
Capacité de l'extincteurProgressive selon la masse maximale du véhicule, plusieurs extincteurs peuvent être nécessairesSi la capacité est insuffisante ou la date dépassée, l'équipement est considéré comme incomplet
Taille et emplacement de la plaque orangeDimension rectangulaire standard, emplacement visible à l'avant et à l'arrière du véhiculeUne plaque manquante, endommagée ou mal placée nuit à la lisibilité
Taille de l'étiquette de danger (diamant)Forme carrée standard, disposition tournée à 45 degrésUne étiquette petite ou décolorée rend l'identification à distance difficile
Contenu du document de transportNom de la matière, numéro ONU, classe, groupe d'emballage, quantité completsUne information manquante fait considérer le chargement comme incertain lors du contrôle
Certificat d'agrément/de conformité du véhicule (véhicules-citernes)Document daté, renouvelé par inspection périodiqueS'il est expiré, le véhicule est considéré comme non conforme au transport en citerne
Le tableau ci-dessus a une vocation de rappel général ; aucun élément ne se substitue à la définition figurant dans le texte ADR en vigueur et la réglementation nationale. Lors de la préparation de la liste de contrôle avant inspection, il faut impérativement se référer à la source officielle en vigueur.

Comment maintenir la conformité ADR d'une flotte ?

La conformité ADR n'est pas un contrôle ponctuel, mais une discipline suivie en continu par l'exploitation de la flotte. Le calendrier de validité des certificats des chauffeurs, les dates de renouvellement des certificats d'agrément des véhicules et la périodicité d'inspection d'équipements consommables comme l'extincteur sont des éléments à suivre séparément. La centralisation de ce suivi dans un tableau permet d'éviter que des manques ne soient constatés au dernier moment au moment de l'expédition.

Les entreprises transportant ou manipulant des matières dangereuses au-delà d'un certain volume sont tenues de désigner un conseiller à la sécurité (DGSA) ; ce dernier a pour mission de revoir périodiquement les processus ADR de l'entreprise, de signaler les manquements et de préparer le rapport annuel d'activité. Dans les petites entreprises, cette fonction peut également être assurée par un prestataire externe ; l'essentiel est que la mission soit effectivement exercée.

Côté chauffeur, planifier la formation de recyclage avant l'expiration de la validité, comparer régulièrement la classe transportée par le véhicule au champ du certificat, et appliquer une courte liste de contrôle avant chaque expédition permettent d'éviter en amont la majorité des problèmes rencontrés lors des contrôles. Pour un gestionnaire de flotte, la mesure la plus économique consiste à inscrire les dates de certificat et d'inspection dans un calendrier.

ADR et la bibliothèque de guides techniques VADEN

La conformité ADR n'est pas assurée par l'achat de pièces ou d'équipements, mais par une gestion correcte des processus de formation, de documentation et de contrôle — c'est une discipline juridique et opérationnelle. VADEN ORIGINAL ne propose pas de produit dans ce domaine ; les informations partagées ici visent à offrir une référence générale aux gestionnaires de flotte et aux chauffeurs, et ne remplacent pas le texte ADR en vigueur ni la réglementation nationale. Pour qu'un véhicule transportant des matières dangereuses passe un contrôle sans problème, son système de freinage, son système pneumatique et son installation électrique doivent également être en parfait état de fonctionnement ; la bibliothèque de guides techniques VADEN propose des guides distincts consacrés au compresseur de frein à air, au dessiccateur d'air (unité de traitement d'air), au capteur ABS et au cylindre de frein, couvrant panne, remplacement et entretien ; les pièces du circuit d'alimentation en air figurent dans la catégorie compresseurs de frein à air.

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Questions fréquentes

Que signifie ADR, quel est son sens complet ?
ADR est l'abréviation de l'Accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route. L'accord régit des sujets tels que la classification, l'emballage, l'étiquetage, l'équipement du véhicule, la formation du chauffeur et le document de transport des matières dangereuses, et il est transposé en droit interne par le biais de la réglementation nationale.
Un chauffeur sans certificat ADR peut-il transporter des matières dangereuses ?
Lorsqu'il s'agit d'un chargement dont la quantité et la classe relèvent de l'ADR, il est contraire à la réglementation qu'un chauffeur sans certificat de formation ADR valide effectue le transport. Certaines expéditions en quantités limitées ou exceptées peuvent bénéficier d'une exemption de l'exigence de certificat, mais il faut agir sur la base d'une vérification et non d'une présomption d'exemption.
Tout transport de matière dangereuse relève-t-il de l'ADR ?
Oui, mais toutes les expéditions ne sont pas traitées de la même manière. Les unités d'emballage de petite taille définies comme quantités limitées (LQ) et quantités exceptées (EQ), ainsi que les quantités totales restant sous un certain seuil, demeurent dans le champ d'application de l'ADR : les obligations d'emballage, de marquage et de documentation continuent de s'appliquer, tandis que des exemptions progressives peuvent porter sur l'équipement complet du véhicule, la plaque orange ou le certificat du chauffeur. L'applicabilité de l'exemption à une expédition se détermine à partir du numéro ONU, du groupe d'emballage et de la quantité transportée de la matière, en se référant à la réglementation en vigueur.
La plaque orange doit-elle toujours être numérotée ?
Non. Pour les véhicules transportant un chargement mixte en colis, la plaque orange sans numéro suffit. La plaque numérotée — code Kemler en haut, numéro ONU en bas — est utilisée lorsqu'une seule matière est transportée en vrac ou en citerne/tank.
Le certificat d'agrément de véhicule ADR est-il obligatoire pour quels véhicules ?
Le certificat d'agrément/de conformité du véhicule est obligatoire notamment pour les véhicules-citernes, ainsi que pour certaines classes et certains modes de transport. Le champ d'application du certificat et sa périodicité de renouvellement varient selon la classe de la matière transportée ; le document dont relève un véhicule doit être vérifié à partir de la réglementation en vigueur.
Le chargement mixte (classes différentes) est-il toujours interdit ?
Pas toujours, mais certaines combinaisons de classes ne peuvent pas être transportées ensemble dans le même véhicule. Les restrictions de chargement mixte varient selon la classe de la matière, le groupe d'emballage et parfois le type d'emballage ; chaque combinaison doit être vérifiée séparément avant le chargement.
Tous les combien d'années le certificat de chauffeur ADR est-il renouvelé ?
La durée de validité du certificat est limitée à une plage d'années déterminée et peut être prolongée par une formation et un examen de recyclage avant son expiration. Pour la durée exacte et les conditions de renouvellement, il faut se référer à la réglementation en vigueur ; un transport effectué avec un certificat expiré est considéré comme effectué sans certificat.
Quelles sont les principales lacunes constatées lors des contrôles ?
Parmi les lacunes fréquemment observées sur le terrain figurent un certificat de chauffeur expiré, une plaque ou une étiquette d'une expédition précédente, un extincteur périmé ou dont la pression est insuffisante, des consignes écrites conservées hors de la cabine, et des informations incomplètes sur le document de transport. Tous ces points peuvent être évités grâce à une courte liste de contrôle avant l'expédition.
Pour qui la désignation d'un conseiller à la sécurité ADR (DGSA) est-elle obligatoire ?
Les entreprises transportant, chargeant ou déchargeant des matières dangereuses au-delà d'un certain volume sont tenues de désigner un conseiller à la sécurité. Le conseiller revoit périodiquement les processus ADR de l'entreprise, signale les manquements et prépare le rapport annuel d'activité ; les petites entreprises peuvent également recourir à ce service en externe.
Une citerne vide mais non nettoyée est-elle soumise aux règles ADR ?
En général, oui. Une citerne non nettoyée contenant des résidus continue à être considérée comme transportant une matière dangereuse même après vidange, et les obligations relatives à la plaque, à l'étiquette et aux documents restent en grande partie applicables. Le processus de nettoyage et de vérification permettant à la citerne de sortir du champ d'application doit être déterminé selon la réglementation en vigueur.

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